Yelyzaveta Lytvynenko résiste à l’expérience de Tcheumeo à Oulan-Bator
Lors des préliminaires du Grand Chelem à Oulan-Bator, le scénario s’est déroulé plus comme prévu, Yelyzaveta Lytvynenko (EAU) se qualifiant pour la finale sans jamais paraître sérieusement troublée. Elle a rencontré la légende Audrey Tcheumeo.
Ageless est en effet le mot parfait pour décrire l’incroyable carrière du champion français. A 36 ans, Tcheuméo a réalisé presque tout ce qui était possible sur la scène mondiale. Championne du monde en 2011, il y a quinze ans, elle cumule quatre médailles aux championnats du monde, quatre podiums aux World Judo Masters, 19 médailles du grand chelem, dont dix d’or, cinq titres européens, 16 médailles en grand prix et, bien sûr, deux médailles olympiques, une d’argent et une de bronze.
La finale a commencé comme une bataille de force. Lors d’une transition au sol, Lytvynenko a pris son temps pour établir son contrôle avant de libérer sa jambe. Tcheuméo a tenté de résister mais la pression exercée par les judokas émiratis était trop forte. Lytvynenko a réussi à s’imposer par ippon et à remporter une autre médaille d’or du Grand Chelem.
Yelyzaveta Lytvynenko a expliqué à la fin de la journée : « Aujourd’hui a été une journée difficile mais maintenant je me sens beaucoup mieux que ce matin. Je suis très excitée pour les Jeux Olympiques de Los Angeles, d’autant plus que ces deux années après les Jeux Olympiques de Paris sont passées si vite. Pour être honnête, je n’avais pas vraiment de plan de jeu précis contre le judoka français ; mon entraîneur m’a juste dit : » Il faut gagner « , alors j’ai gagné ! Je n’étudie pas en profondeur les adversaires, mais parce que vous vous souvenez comment ils se battent lors des compétitions précédentes, il s’agit davantage de ressentir ce qu’ils font sur le tapis.
Je fêterai cette victoire en Mongolie car mon ami va me faire visiter les lieux pour que je puisse explorer le pays. J’aime vraiment tout le soutien des fans et j’aime prendre des selfies et des photos avec eux.
Rares sont ceux qui auraient pu prédire la finale qui se déroulerait dans la catégorie des -78 kg, compte tenu de la liste impressionnante des prétendants réunis à Oulan-Bator. Avant d’arriver à l’épreuve de force finale, les tours préliminaires avaient déjà apporté leur lot de rebondissements et de surprises.
En tête du tableau, la numéro un mondiale Anna Monta Olek (GER), médaillée d’argent aux derniers championnats du monde, en 2025, arrive comme grande favorite. Une première victoire contre Alexandra Riabchenko (RUS) semblait confirmer son statut, mais la star allemande était sur le point de relever un défi pas comme les autres au prochain tour : l’intemporelle Audrey Tcheuméo (FRA).
Pourtant Audrey Tcheuméo est toujours là, toujours en compétition au plus haut niveau et toujours capable de vaincre les meilleurs. Anna Monta Olek en a fait l’expérience directe, puisqu’elle a été largement battue par le vétéran français. Tcheuméo a poursuivi son parcours remarquable en battant Yael van Heemst (NED) pour assurer une nouvelle participation à la finale du Grand Chelem, un exploit vraiment exceptionnel.
Les deux judokas allemandes Anna Monta Olek (GER) et Alina Böhm (GER) auraient sans doute préféré se retrouver une nouvelle fois en finale, comme elles l’avaient fait au Qazaqstan Barysy Grand Slam 2026, mais cette fois leur rencontre était pour une médaille de bronze. Böhm a cette fois pris l’avantage en battant sa compatriote avec un waza-ari et un yuko.
La deuxième compétition pour la médaille de bronze a vu Brenda Olaya (COL) affronter Yael van Heemst (NED). C’est avec la plus petite des marges, un yuko, qu’Olaya a décroché la médaille de bronze, la deuxième de sa carrière à ce niveau de compétition.
