Nouveaux défis pour Blandine Pont au niveau Grand Prix

Nouveaux défis pour Blandine Pont au niveau Grand Prix

La Française Blandine Pont prouve que sa décision de passer des -48kg aux -52kg porte ses fruits. Après une année de convalescence suite à une grave blessure au genou, la jeune femme de 25 ans est en train de se reconstruire pour revenir au niveau élite du judo international. Sa récente médaille d’or à l’Open européen de Prague a marqué une étape importante dans ce voyage.

« C’est motivant après une année difficile avec des blessures », a déclaré Pont après sa victoire. « Je vais rester à 52 kg et viser la qualification olympique. Le chemin est encore long, mais c’est la première étape. »

Le prochain rendez-vous à son programme est le Grand Prix de Zagreb, où le défi sera de plus en plus relevé. Si elle réussit son premier tour, un potentiel quart de finale contre la championne olympique Distria Krasniqi l’attend. D’autres grands noms comme les Hongroises Reka Pupp et Roza Gyertyas sont également sur son chemin, bien que séparés lors du tirage au sort jusqu’au bloc final.

Pour Pont, le retour à la forme ne se limite pas aux médailles. Le judo a façonné sa vie depuis son enfance, mais ce qui la distingue vraiment, c’est l’équilibre qu’elle maintient entre ses mondes sportif, académique et artistique.

En plus d’être un judoka de classe mondiale, Pont est un étudiant dévoué en médecine dentaire. Entre les séances d’entraînement, elle travaille à l’hôpital, appliquant la même précision et la même concentration qu’elle apporte au tatami. « Dans tout ce que je fais, j’aime le travail manuel », a-t-elle expliqué. « En judo, c’est très manuel, nos mains travaillent tout le temps. En dentisterie aussi, on travaille avec nos mains. Et en art, c’est pareil, je travaille avec mes mains. »

Car oui, Pont est aussi un artiste. Elle fabrique des tapis, prend des photos et crée des pièces qui reflètent son amour pour l’artisanat et le design. Elle considère ces débouchés créatifs comme un élément essentiel de qui elle est, un moyen de rester ancré et de s’exprimer loin de la concurrence.

« Que je sois sur le tapis, à la clinique dentaire ou dans mon studio d’art, mes mains sont toujours au travail », a-t-elle déclaré. « Créer, façonner, modeler, cela me donne de l’énergie et m’aide à trouver un équilibre. »

Pont voit de forts parallèles entre ses deux principales vocations. « Ce que j’aime dans la dentisterie, c’est la satisfaction d’aider quelqu’un », a-t-elle déclaré. « C’est comme gagner un concours. Ça fait du bien de faire la différence. »

Sa vie est un exercice minutieux d’harmonie. «Je suis une personne très curieuse», dit-elle. « J’aime apprendre tous les jours. Au début, je ne pouvais rien faire d’autre à part le judo et les études, mais maintenant j’ai décidé de consacrer plus de temps au judo, pour me donner une réelle chance de me qualifier pour les Jeux Olympiques de Los Angeles. »

Elle poursuit ses études de médecine à un rythme plus lent, en étalant une année universitaire sur deux, pour laisser de la place à la formation et aux voyages. « Je garde aussi du temps pour moi », a-t-elle ajouté. « Aller à des expositions, fabriquer mes tapis, prendre des photos et voir mes amis. C’est mon équilibre et je me sens bien comme ça. »

Blandine Pont est judoka, étudiante, artiste et surtout perfectionniste de ses mains, qu’il s’agisse de saisir un judogi, de sculpter un sourire ou de tisser un dessin. Son parcours est fait de patience et de détermination, et ses récents succès suggèrent que son art de l’équilibre pourrait bien être sa meilleure arme sur la route vers Los Angeles 2028.