Eteri Liparteliani souligne son statut de champion du monde avec l’or à Lausanne
Eteri Liparteliani a réalisé l’un des plus beaux ippons de la journée d’ouverture à Lausanne pour vaincre Sarah Léonie Cysique et remporter le titre des moins de 57 kg. La championne du monde en titre a remporté une finale de grande qualité avec une technique de hanche dévastatrice, renversant la médaillée olympique française sur le dos et ajoutant une autre médaille d’or en Grand Chelem à une période remarquable au cours de laquelle elle a transformé l’histoire du judo féminin géorgien.
La victoire de Liparteliani au Grand Chelem de l’École Mont Olivet de Lausanne a poursuivi sur sa lancée depuis sa médaille de bronze olympique à Paris en 2024. Un an plus tard, elle est devenue la première Géorgienne championne du monde individuelle à Budapest, un exploit historique pour un pays dont la réputation internationale s’était traditionnellement construite presque entièrement autour de ses hommes.
Le joueur de 26 ans a depuis confirmé que le titre mondial n’était pas un sommet isolé. L’or européen à domicile à Tbilissi plus tôt cette année a encore renforcé sa position parmi les figures dominantes en -57 kg, et elle est arrivée à Lausanne classée troisième au monde avec une collection de plus en plus impressionnante de médailles du Grand Chelem.
Cysique représentait précisément le genre d’adversaire requis pour tester ce statut.
La Française a passé une grande partie de sa carrière à concourir au plus haut niveau, soulignée par l’argent olympique à Tokyo et une importante collection de honneurs individuels et par équipe. Aujourd’hui âgé de 28 ans, Cysique a également connu une solide campagne 2026. La victoire lors du Grand Chelem à domicile à Paris a été suivie par le bronze et l’argent européens au Grand Chelem d’Oulan-Bator, la plaçant fermement parmi les principaux prétendants de la catégorie.
Liparteliani trouve le finish spectaculaire
La finale a d’abord reflété la qualité et l’expérience des deux femmes. Une grande partie de la bataille consistait à établir la prise à partir de laquelle chacun pouvait libérer son puissant judo offensif. Ni l’un ni l’autre n’étaient disposés à céder facilement ce contrôle et, pendant une période considérable, il n’y avait pas grand-chose qui les séparait.
Puis Liparteliani a tout changé d’un seul geste.
La Géorgienne a trouvé la position qu’elle recherchait et a lancé Cysique avec un formidable lancer de hanche. Il n’y avait aucune possibilité pour la Française de se détourner de la réception ou de réduire le score. Cysique s’est écrasée sur le dos et le ippon a été immédiat.
C’était le genre d’arrivée digne d’un champion du monde et constitue l’une des conclusions les plus catégoriques d’une finale du premier jour à Lausanne.
Liparteliani était particulièrement heureuse d’avoir réussi contre un adversaire qui, elle le sait, peut lui rendre la vie extrêmement difficile. Elle a décrit sa victoire dans la capitale olympique comme une source de motivation supplémentaire et a reconnu que ses rencontres avec Cysique ont toujours été exigeantes.
Ce résultat renforce encore la position de Liparteliani dans une période où elle accumule les titres majeurs à une vitesse impressionnante. Du bronze olympique à l’or mondial et européen et maintenant une autre victoire en Grand Chelem, elle a dépassé le simple statut de pionnière du judo féminin géorgien. Elle est devenue l’une des athlètes établissant la norme internationale en -57 kg.
Carna tient bon pour le bronze italien
Giulia Carna a assuré à l’Italie une place sur le podium après avoir battu Natalia Elkina lors de la première médaille de bronze. À mi-chemin de la rencontre, Carna a généré suffisamment de puissance avec sumi otoshi pour marquer yuko, puis a géré le reste du combat intelligemment, protégeant son avantage jusqu’à l’expiration du temps imparti.
La Japonaise Ayami Takano a emprunté un chemin très différent pour remporter la deuxième médaille de bronze contre la Française Martha Fawaz. Une fois que Takano a introduit le concours dans le ne waza, la judoka japonaise a démontré le contrôle pour lequel son pays est réputé. Elle a systématiquement supprimé les options défensives de Fawaz avant d’établir un osaekomi et de tenir par ippon.
Pourtant, l’image déterminante de la compétition des moins de 57 kg appartenait à Liparteliani. Face à une médaillée d’argent olympique qui réalise elle aussi une excellente saison, la Géorgienne n’a pas seulement trouvé le moyen de s’imposer. Elle a terminé la finale avec autorité, ajoutant l’or lausannois à une collection qui reflète de plus en plus sa place parmi les femmes marquantes de ce cycle olympique.
