Danno maintient les espoirs de la sélection japonaise avec l'or à Budapest

Danno maintient les espoirs de la sélection japonaise avec l’or à Budapest

Megu Danno a renforcé sa position dans la course de sélection très compétitive des moins de 63 kg au Japon en remportant le Grand Chelem de Budapest, battant la Slovène Kaja Kajzer Zabkar au score d’or après que les deux finalistes aient négocié des parcours exigeants dans une catégorie remplie de noms européens établis. Pour Danno, cette victoire revêtait une importance particulière après l’or du Grand Chelem à Abu Dhabi l’année dernière, car un autre titre majeur était nécessaire pour rester fermement dans les discussions pour les futures sélections japonaises.

La judoka japonaise avait déjà démontré son potentiel en remportant l’argent au Grand Chelem de Tokyo en 2024 avant de décrocher l’or à Abu Dhabi en 2025. Budapest présentait un défi différent, notamment parce qu’elle n’était pas protégée par une tête de série et devait débuter contre la championne d’Europe junior slovène Leila Mazouzi. Après avoir survécu à cette mission d’ouverture, Danno a battu l’Espagnole Laura Vazquez Fernandez, puis a éliminé la troisième tête de série Carlotta Avanzato, d’Italie, pour remporter la poule D. Sa demi-finale a apporté un autre test majeur à Laura Fazliu, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Paris et gagnante de bronze aux Championnats du monde en 2024 et 2025, mais Danno a de nouveau réussi à atteindre la finale.

Kajzer Zabkar traverse une mi-temps difficile

Kajzer Zabkar est arrivée avec beaucoup plus d’expérience en championnat, notamment une cinquième place aux Jeux Olympiques de Tokyo et une médaille d’argent européenne en 2024. Sa saison 2026 avait déjà inclus une victoire à l’Open d’Europe de Ljubljana, une médaille de bronze en Grand Chelem à Tbilissi et une cinquième place aux Championnats d’Europe, et Budapest s’est transformée en une autre solide performance pour la Slovène.

Après un laissez-passer au premier tour, Kajzer Zabkar a battu la Portugaise Joana Crisostomo avant de vaincre l’Israélienne Kerem Primo pour remporter la poule B. La demi-finale l’a opposée à Ariela Sanchez Benitez, qui avait émergé de la poule A après avoir battu la tête de série Iva Oberan et Natalia Kropska. Kajzer Zabkar a mis fin à la course de l’Espagnole pour atteindre sa première finale du Grand Chelem depuis Bakou en 2024.

Il restait donc à Danno et Kajzer Zabkar le soin de régler une finale entre la patience japonaise et la force physique slovène. Kajzer Zabkar s’est particulièrement bien imposée lors de la phase d’ouverture, empêchant Danno de retrouver le rythme qui l’avait portée lors des tours préliminaires, mais la combattante japonaise est restée calme et a permis à la compétition de se développer plutôt que de forcer une solution précoce.

La stratégie est devenue de plus en plus efficace à mesure que la finale progressait vers le golden score. Kajzer Zabkar n’étant plus en mesure d’imposer la même pression physique, Danno a trouvé l’ouverture qu’elle attendait et a attaqué avec ko-uchi-gake, marquant yuko pour assurer son deuxième titre du Grand Chelem.

« Je savais que remporter ce Grand Chelem était essentiel pour rester compétitif dans les sélections nationales, alors je me suis lancé avec une détermination absolue pour remporter le titre », a expliqué Danno. « Mon dernier adversaire, le Slovène, était extrêmement puissant dès le début, donc mon plan était de surmonter cette force initiale. Une fois le match avancé dans les phases ultérieures, j’ai pu trouver mon rythme et je savais que c’était mon moment d’attaquer. »

Pour le judoka japonais, le succès international ne représente qu’une partie de l’équation. La compétition pour le poste national peut être aussi difficile que n’importe quel événement rencontré sur le circuit mondial de judo, ce qui a rendu la victoire de Danno à Budapest particulièrement précieuse alors qu’elle tente de s’imposer comme la principale option du Japon dans le nouveau cycle olympique.

Primo et Sanchez Benitez sortent d’un peloton solide

Les concours pour la médaille de bronze ont démontré la profondeur de la catégorie. Fazliu est entrée dans le bloc final avec le record de championnat le plus solide parmi les quatre prétendants, après avoir remporté le bronze olympique à Paris et le bronze aux Championnats du monde à Abu Dhabi en 2024 et à Budapest en 2025, mais Kerem Primo s’est remise de sa défaite précédente en quart de finale contre Kajzer Zabkar pour défier les Kosovars.

Peu de choses les séparaient pendant le temps réglementaire et la compétition s’est poursuivie en golden score, où Primo a finalement trouvé le petit score dont elle avait besoin. Son yuko a décroché le bronze et a complété une remontée impressionnante au repêchage.

Ariela Sanchez Benitez avait déjà dépassé les attentes en remportant la poule A et en atteignant la demi-finale, et après avoir perdu contre Kajzer Zabkar, elle a répondu en battant l’Autrichienne Lubjana Piovesana pour le bronze. La compétition s’est décidée tactiquement, donnant à l’Espagnol une place sur un podium contenant quatre nations différentes.

Le titre a néanmoins eu des conséquences au-delà de Budapest pour Danno. Son parcours a nécessité des victoires sur des adversaires de Slovénie, d’Espagne, d’Italie et du Kosovo avant d’affronter une autre Slovène en finale, tandis que vaincre la médaillée olympique Fazliu a fourni peut-être l’indication la plus claire de son niveau actuel. Abu Dhabi en 2025 avait montré que Danno pouvait remporter un Grand Chelem ; Budapest a confirmé qu’elle pouvait récidiver lorsque la pression inclurait non seulement le peloton international mais aussi la bataille continue pour sa place au sein de l’équipe japonaise.