Des vainqueurs familiers façonnent le tableau des médailles, avec la Géorgie en tête

Kairi Kentoku remporte le duel japonais pour sa première médaille d’or en Grand Chelem

Kairi Kentoku a remporté le premier titre du Grand Chelem de sa carrière à Lausanne, battant son compatriote Shinsei Hattori avec un superbe uchi mata après une longue bataille pour le golden score dans une finale entièrement japonaise des moins de 66 kg. Le Japon avait déjà remporté les médailles d’or et d’argent avant le début de la finale, mais la manière dont ses deux jeunes de 22 ans ont atteint la compétition pour le titre illustre une fois de plus l’extraordinaire compétition pour les places au sein du judo masculin japonais.

La finale du Grand Slam de l’Ecole Mont Olivet Lausanne a également été une autre étape importante pour Kentoku. Classé 20e mondial avant le tournoi, il était en route vers une percée à ce niveau. Le champion japonais de 2025 a ensuite remporté les Jeux mondiaux universitaires Rhin-Ruhr FISU et a remporté l’argent au Grand Chelem de Tokyo, avant d’ajouter le bronze au Grand Chelem de Paris plus tôt cette année.

Hattori est arrivé d’un peu plus bas au classement mondial, à la 63e place, mais son palmarès international a fait de sa présence en finale tout sauf une surprise. Son premier succès majeur est survenu aux Jeux mondiaux universitaires FISU de Chengdu en 2023, où il a produit un ippon en cinq secondes en route vers le titre. L’argent aux Championnats d’Asie a suivi en 2024, avant le bronze en Grand Chelem à Tokyo en 2025 et l’argent à Tachkent cette année. Ce dernier résultat l’avait déjà placé face au champion olympique Hifumi Abe lors d’une finale majeure.

Kentoku règle la bataille japonaise avec Uchi Mata

Avec deux judokas développés au sein du même système japonais face à face, il ne restait que peu de secrets à découvrir. Ni l’un ni l’autre n’ont pu établir suffisamment de contrôle pour marquer pendant le temps normal et la bataille tactique s’est progressivement compliquée avec les pénalités. Kentoku est entré dans le Golden Score avec deux shido contre celui de Hattori, lui laissant apparemment une marge d’erreur plus étroite, mais une deuxième pénalité pour Hattori a rétabli l’équilibre.

L’impasse s’est poursuivie pendant encore quatre minutes, mais cela n’allait jamais être une finale dont on se souviendra uniquement aux tirs au but. Kentoku a finalement produit le moment que le concours attendait, en entrant avec un uchi mata magnifiquement exécuté et en poussant proprement Hattori sur le dos pour ippon.

Après l’argent et le bronze du Grand Chelem, Kentoku a finalement décroché l’or.

L’émotion a été immédiate. Kentoku a ensuite expliqué que sa victoire lors de sa première apparition en compétition en Suisse lui avait fait penser à tous ceux qui avaient contribué à son développement. Son entraîneur-chef universitaire, d’autres entraîneurs, amis et parents sont les personnes qui lui sont venues à l’esprit lorsqu’il a réalisé que sa première victoire en Grand Chelem était enfin arrivée.

Mais pour le Japon, l’importance va au-delà d’une seule médaille. Hifumi Abe reste la figure japonaise déterminante de la catégorie, mais Kentoku et Hattori sont la preuve que la couche suivante se développe derrière lui. À seulement 22 ans, tous deux sont déjà capables d’atteindre la finale du World Judo Tour, ce qui rend la bataille interne du Japon en -66 kg presque aussi fascinante que ses compétitions contre le reste du monde.

Abdulaev et Garcia Torne remportent le bronze

Ramazan Abdulaev a décroché le bronze contre l’Ukrainien Vadym Chernov après une autre compétition nécessitant un score en or. Tchernov a frappé le premier avec un yuko mais Abdulaev a rapidement répondu avec son propre score. Alors que rien ne les séparait dans le temps réglementaire, le Russe a finalement trouvé le moment décisif dans la prolongation en contrant Chernov pour le yuko qui l’a placé sur le podium lausannois.

L’Espagne avait également des raisons de se réjouir lorsque David Garcia Torne a battu le Coréen Channyeong Kim pour la deuxième médaille de bronze, ajoutant ainsi un autre résultat sur le World Judo Tour à un record international de plus en plus substantiel.

La déclaration la plus forte chez les moins de 66 kg est néanmoins venue du Japon. Lausanne n’a pas simplement produit un autre champion japonais. Il a produit deux jeunes finalistes japonais, tous deux âgés de 22 ans, tous deux déjà médaillés au niveau du Grand Chelem et tous deux essayant de se frayer un chemin dans l’environnement de sélection peut-être le plus impitoyable du judo international. A cette occasion, Kentoku est sorti de cette bataille pour l’or.