Zhubanazar strikes late for Lausanne gold as Bonferroni delights home crowd

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Abylaikhan Zhubanazar a remporté le titre des moins de 81 kg au Grand Chelem de l’Ecole Mont-Olivet Lausanne grâce à un de ashi barai parfaitement chronométré dans les phases finales de sa finale contre l’Ouzbékistan Arslonbek Tojiev. Le Kazakh de 25 ans avait déjà récolté des médailles du Grand Chelem et des médailles asiatiques cette saison, mais à Lausanne, il a converti cette régularité en la plus grande victoire du World Judo Tour de sa carrière.

Cette finale constituait une conclusion appropriée dans une catégorie dans laquelle la hiérarchie attendue avait été bouleversée lors des tours préliminaires. Zhubanazar est entré dans le tournoi au 22e rang mondial, tandis que Tojiev était encore plus bas au numéro 34, mais tous deux ont traversé un peloton exigeant pour disputer une finale entièrement asiatique.

Les progrès de Zhubanazar ont été particulièrement visibles au cours des deux dernières saisons. La médaille de bronze au Grand Chelem du Qazaqstan Barysy à domicile en 2025 a été suivie cette année par une autre médaille de bronze en Grand Chelem à Paris et un podium aux Championnats d’Asie. Lausanne a offert au Kazakh l’opportunité de transformer ces médailles de bronze en or.

Tojiev avait ses propres raisons de croire que cela pourrait être sa percée. L’Ouzbékistan a remporté l’argent du Grand Chelem à Tachkent l’année dernière et le bronze en Asie, tandis que la cinquième place aux Championnats du monde 2025 a démontré qu’il était déjà capable d’atteindre les dernières étapes des plus grands tournois. Une autre cinquième place au Grand Chelem de Tachkent cette année a confirmé qu’il était rarement loin des médailles.

Zhubanazar attend son ouverture

Il y avait peu de tension entre les deux finalistes pendant la majeure partie du concours. Tous deux connaissaient le danger que représentait l’autre et aucun n’était prêt à prendre des risques inutiles. Un shido chacun reflétait une finale dans laquelle le contrôle et la patience étaient initialement plus importants que les occasions de marquer.

À mesure que le temps restant disparaissait, le golden score semblait de plus en plus probable. Zhubanazar avait d’autres projets.

Le Kazakh a reconnu un bref changement d’équilibre de Tojiev et a immédiatement attaqué avec de ashi barai. Il ne s’agissait pas d’un lancer spectaculaire de grande amplitude mais d’un timing magnifiquement jugé, précisément le type d’opportunité qui sépare la victoire de la défaite à ce niveau. Le yuko suffisait. Après une saison passée sur les podiums du Grand Chelem, Zhubanazar a finalement occupé la première place.

Bonferroni offre la médaille à la Suisse

La célébration la plus bruyante de la catégorie était cependant réservée à Aurélien Bonferroni.

Le judoka suisse a battu le Brésilien Gabriel Falcao pour remporter le bronze et offrir aux supporters locaux la médaille qu’ils attendaient. Pour le combattant genevois, il s’agissait de la première médaille du Grand Chelem de sa carrière et il n’y avait guère d’endroit plus approprié pour l’obtenir que lors du premier Grand Chelem suisse.

Bonferroni a déployé une énergie remarquable tout au long de la compétition et a réussi à traduire le soutien des tribunes en l’un des résultats les plus significatifs de sa carrière. Atteindre un podium sur le World Judo Tour est déjà une étape importante ; le faire lors du premier Grand Chelem suisse a donné à cet exploit une dimension supplémentaire.

Alors que Lausanne s’impose comme une nouvelle étape du calendrier international et déjà confirmée pour accueillir les Championnats du monde en 2028, la médaille de bronze de Bonferroni a également offert au judo suisse un moment sportif précieux pour accompagner le succès organisationnel du week-end.

L’Azerbaïdjanais Omar Rajabli a complété le podium après avoir battu Georgii Elbakiev des Émirats arabes unis. Rajabli a rapidement pris l’avantage avec waza-ari, puis a géré efficacement le reste du match, privant Elbakiev de la possibilité de renverser la situation.

Le défi de Fasching se termine douloureusement

Un nom notable manquait aux concours de médailles. L’Autrichien Bernd Fasching avait débuté la compétition en tant que tête de série numéro un et numéro sept mondial mais a vu sa campagne lausannoise se terminer douloureusement lors des huitièmes de finale.

Le joueur de 22 ans a subi une grave blessure à la cheville et n’a pas pu poursuivre son défi. Les premières informations reçues à Lausanne faisaient état d’une probable fracture du péroné, l’os le plus fin de la jambe qui relie la face externe de la cheville. L’étendue exacte de la blessure nécessite encore une évaluation médicale, mais Fasching devrait être absent de la compétition pendant une période considérable.

Ce fut une fin malheureuse pour l’un des principaux favoris et un autre rappel de la rapidité avec laquelle le teint d’une catégorie peut changer.

À la fin de la journée, le podium des moins de 81 kg était très différent de ce que le classement aurait pu laisser penser. Zhubanazar a converti sa collection croissante de médailles en or du Grand Chelem, Tojiev a une fois de plus démontré que son classement mondial sous-estime ses capacités, et Bonferroni a offert au public local l’un des moments du week-end.

Pour le Kazakhstan, cependant, le dernier mot appartenait à Zhubanazar et à un balayage parfaitement chronométré.