Mental-Té français par le champion du monde Gaba
Aux Jeux olympiques de Paris, Joan-Benjamin Gaba, 23 ans, a stupéfait le monde de judo en revendiquant la médaille d'argent dans la catégorie -73 kg. Jusque-là, Gaba n'était connu que pour les adeptes de judo dédiés, ayant participé à l'occasion sur la tournée mondiale de judo sans aucun résultat notable. Mais à Paris, sur le sol à domicile, il a enflammé la foule de la champion de Mars Arena avec une démonstration inoubliable de grain, de détermination et d'esprit, symbolisant la résurgence du judo des hommes français.
Pour certains, la percée olympique de Gaba aurait pu être rejetée comme une course chanceuse stimulée par l'énergie de la foule. Mais ces doutes ont été complètement réduits au silence lors des championnats du monde de judo de la Banque OTP en Hongrie, où Gaba est retourné au tapis et a capturé l'or. Le message était clair: son succès n'était pas de la chance, c'était le produit d'un effort implacable et d'une force mentale. Comme Gaba lui-même l'a dit: «Une fois peut être de la chance, deux fois ne peuvent pas l'être.»
Après sa victoire au titre mondial, Gaba a réfléchi ouvertement à la fois sur son triomphe et sur le long voyage qui y a conduit. Une caractéristique clé de son histoire est son groupe d'entraînement, une équipe soudée connue sous le nom de «forces spéciales». Formé en 2020 alors qu'ils étaient encore juniors, le groupe se compose de neuf judoka dirigés par l'entraîneur Stéphane Frémont. Libéré par une éthique de travail partagée et un soutien mutuel, les forces spéciales se sont avancées mutuellement avec un seul objectif: les médailles d'or. Au cœur de leur philosophie se trouve le mot «mental», français pour la mentalité, qu'ils ont raccourci en «t», un symbole de leur détermination inébranlable.
Leur approche va au-delà de la préparation physique. Ils se concentrent également sur la ténacité mentale et la camaraderie, repoussant leurs limites à chaque séance d'entraînement tout en maintenant un fort esprit d'équipe. Cet engagement partagé a alimenté non seulement la montée en puissance de Gaba, mais aussi le succès de ses coéquipiers. Romain Valadier Picard, qui a pris l'argent aux mêmes championnats du monde, illustre cette dynamique; Bien qu'il aspire à être le premier champion du monde de leur groupe, sa déception a été mélangée à un véritable bonheur pour la réussite de Gaba.
Fait intéressant, malgré 14 apparitions au Grand Chelem, Gaba n'a pas encore été médaillée dans ces petits événements. Au lieu de cela, il semble sauver ses meilleures performances pour les plus grandes scènes. Interrogé sur ce modèle curieux, Gaba a répondu en riant, admettant que les championnats majeurs débloquent quelque chose de plus profondément en lui. Il se décrit comme trouvant un autre niveau d'énergie et de conduite lorsque les enjeux sont les plus élevés. « Seules les grandes compétitions peuvent me galvaniser de cette façon, apportant cet état gagnant. Il doit être que j'ai besoin des grands championnats pour me transcender; les Grand Chelem sont pour l'entraînement. Cela se produit de cette façon, je ne sais pas exactement pourquoi, mais je trouve que les ressources sont un animal quand j'ai vraiment besoin de l'être. »
La motivation de Gaba est enracinée à la fois dans la fierté et la douleur. Il décrit le sentiment de perdre comme insupportable, le poussant à travailler sans relâche pour l'éviter. Ses victoires sont une célébration de ce travail acharné, mais aussi un refus de vivre l'amertume de la défaite.
Le judo des hommes français est depuis longtemps dans l'ombre de son programme pour femmes, mais l'émergence de Gaba, aux côtés d'autres talents comme Valadier Picard et Ngayap Hambou, signale une marée changeante. Les Français récupérent leur place parmi les meilleurs du monde. Lorsqu'on lui a demandé qui avait le plus influencé sa carrière, Gaba n'a pas hésité. Il a cité son entraîneur et ses coéquipiers comme les moteurs de son développement, preuve que même les sports de combat individuels prospèrent sur le travail d'équipe et l'effort collectif.
L'évolution de Gaba d'un parent inconnu d'un médaillé d'argent olympique et maintenant champion du monde témoigne de son travail acharné et du pouvoir du groupe des forces spéciales. À Budapest, après son triomphe du championnat du monde, il a été rejoint par un invité spécial: Jean-Luc Rougé, le tout premier champion du monde de judo français, qui a remporté le titre 50 ans plus tôt à Vienne. Leur réunion symbolisait le passé et le présent du judo français se réunissant dans un moment d'histoire partagée.
L'histoire de Joan-Benjamin Gaba est celle de la persévérance, du travail d'équipe et de la force mentale. Alors qu'il continue de gravir les rangs du judo international, son voyage inspire non seulement ses coéquipiers mais aussi une nouvelle génération de judoka français, leur rappelant qu'avec la bonne mentalité, tout est possible.
