Four nations share the gold on day two in Lausanne

Quatre nations se partagent l’or lors de la deuxième journée à Lausanne

La deuxième journée du premier Grand Chelem de Lausanne a vu quatre nations gagnantes différentes, avec Angelika Szymanska délivrant l’or pour la Pologne, Daniel Cargnin pour le Brésil, Miriam Butkereit pour l’Allemagne et Abylaikhan Zhubanazar pour le Kazakhstan. La diversité des vainqueurs a confirmé le caractère international du premier Grand Chelem suisse, tandis que plusieurs finales de samedi n’ont été décidées qu’en phase finale.

L’histoire marquante chez les moins de 63 kg appartient à Angelika Szymanska, qui a combiné l’une des plus grandes victoires de sa carrière avec une finition convaincante en finale. La judoka polonaise a d’abord battu la sextuple championne du monde et championne olympique de Tokyo Clarisse Agbegnenou en demi-finale, marquant yuko dans les dernières secondes. Pour Szymanska, c’était particulièrement significatif car elle avait toujours considéré la championne de France comme l’une de ses idoles.

Agbegnenou effectuait un retour important à la compétition internationale après la naissance de son deuxième enfant et avait déjà battu la championne du monde 2024 Joanne van Lieshout, des Pays-Bas, en quart de finale. Szymanska est cependant restée calme en demi-finale et a ensuite affronté une autre adversaire française, Manon Deketer, pour l’or.

La finale est restée serrée jusqu’aux 20 dernières secondes, lorsque Szymanska a transformé une occasion au sol en un beau juji-gatame. Deketer s’est soumis et Szymanska a complété une journée mémorable avec l’or du Grand Chelem. Agbegnenou s’est rétabli pour remporter le bronze contre la championne d’Europe Renata Zachova de la République tchèque, tandis que le Japonais Kirari Yamaguchi a battu Van Lieshout pour l’autre bronze.

Le Brésil a fait la fête en -73 kg grâce à Daniel Cargnin, mais sa finale contre Danil Lavrentev a nécessité un retour significatif. Lavrentev, champion d’Europe 2025, a frappé le premier avec hikikomi-gaeshi pour yuko et a contrôlé une grande partie du combat. Cargnin est resté patient, attendant l’occasion d’utiliser la capacité de contre-attaque explosive qui l’a rendu dangereux au cours de deux cycles olympiques.

L’ouverture est finalement apparue à bout portant. Cargnin est tombé extrêmement bas sous le Russe et a produit un spectaculaire contre ura-nage pour ippon. Cela a donné au Brésilien son premier titre du Grand Chelem, une autre réalisation majeure pour l’ancien médaillé de bronze olympique des moins de 66 kg qui est ensuite passé aux moins de 73 kg et a remporté le bronze mondial en 2022 et l’argent mondial en 2025. Said-Magomed Khalidov d’Ukraine et Muhiddin Asadulloev du Tadjikistan ont complété le podium.

L’Allemagne a connu son moment en -70 kg, où Miriam Butkereit et Giovanna Scoccimarro ont assuré un doublé allemand. Comme c’est souvent le cas lorsque des coéquipiers nationaux se connaissant bien les uns les autres, la finale s’est transformée en une bataille tactique avec peu de véritables ouvertures. Ni l’un ni l’autre n’ont réussi à produire le score décisif et les pénalités ont fini par les séparer, le médaillé d’argent olympique de Paris Butkereit remportant le titre.

Cette victoire confirme une autre bonne saison pour Butkereit, qui avait déjà remporté le Grand Chelem de Tachkent et remporté l’argent au Grand Chelem du Qazaqstan Barysy. Le résultat a également été significatif dans la compétition interne allemande en -70 kg, Scoccimarro démontrant qu’elle reste un facteur international majeur après sa médaille d’argent mondiale en 2023. Madina Taimazova a remporté le bronze pour la Fédération de Russie, tandis que la Chinoise Liu Lu a refusé à la championne du monde junior suisse April Lynn Fohouo une médaille à domicile dans un concours dramatique.

Le titre des moins de 81 kg est revenu au Kazakhstan grâce à Abylaikhan Zhubanazar, dont la finale contre l’Ouzbékistan Arslonbek Tojiev s’est décidée par la plus petite différence technique possible. Zhubanazar a trouvé son opportunité avec de-ashi-barai, marquant yuko, et a réussi à prendre l’avantage jusqu’au bout. De quoi donner l’or au Kazakh après une saison au cours de laquelle il avait déjà récolté des médailles de bronze au Grand Chelem de Paris et aux Championnats d’Asie.

La Suisse avait néanmoins quelque chose de substantiel à célébrer dans cette catégorie. Le judoka genevois Aurélien Bonferroni a battu le Brésilien Gabriel Falcao pour remporter sa première médaille du Grand Chelem devant son public. Omar Rajabli, d’Azerbaïdjan, a remporté l’autre bronze contre Georgii Elbakiev, des Émirats arabes unis.

Les quatre champions de samedi venaient donc de quatre continents et régions différents du monde du judo : la Pologne d’Europe, le Brésil d’Amérique du Sud, le Kazakhstan d’Asie centrale et l’Allemagne avec sa deuxième médaille de la finale des -70 kg. Combiné avec les cinq champions de quatre nations vendredi, Lausanne a continué de démontrer la profondeur considérable du World Judo Tour contemporain.

Les méthodes de victoire étaient également variées. Szymanska a terminé avec juji-gatame, Cargnin a renversé une finale perdue avec un ura-nage spectaculaire, Butkereit s’est imposé dans une bataille tactique décidée par les tirs au but et Zhubanazar n’a eu besoin que de la précision d’un balayage du pied pour yuko. Quatre catégories et quatre parcours très différents vers l’or du Grand Chelem ont fourni un résumé approprié d’une deuxième journée compétitive dans la capitale olympique.