Natsumi Tsunoda remporte l'or Sila Ersin dans le cœur du public

Natsumi Tsunoda décroche l'or à Paris, son meilleur record en carrière

Dans une démonstration palpitante de judo aux Jeux olympiques, la catégorie des moins de 48 kg a mis en valeur les prouesses et la détermination des meilleures judokas féminines. Boukli, Abelenda, Bavuudorj, Babulfath, Tsunoda et d'autres ont démontré leurs compétences et leur sens tactique, donnant lieu à une compétition inoubliable.

Boukli a affronté Scutto dans un combat très disputé, obtenant un waza-ari avec un osoto-gari précis dans la manche, ce qui s'est avéré suffisant pour remporter le match. Cette victoire témoigne de la maîtrise technique et de l'approche stratégique de Boukli.

Le combat d'Abelenda contre la championne du monde Bavuudorj s'est prolongé jusqu'au Golden Score. Les deux judokas ont subi deux shidos, ce qui a rendu le combat incroyablement tendu. Cependant, Bavuudorj a exécuté un superbe yoko-tomoe-nage qui lui a valu un ippon, démontrant ses compétences de classe mondiale et son sang-froid sous pression.

En demi-finale, Babulfath a affronté la redoutable triple championne du monde Natsumi Tsunoda. Le match a été intense, les deux athlètes ayant reçu deux shidos chacune. Babulfath a évité de justesse la disqualification pour waki-gatame et a réussi à échapper à une tentative de clé de bras. Cependant, ses efforts ont finalement été réduits à néant par une rupture de prise illégale, ce qui lui a valu un troisième shido et a entraîné sa défaite. Malgré sa déception, la lecture vidéo a confirmé la violation.

Lors du premier match pour la médaille de bronze, Boukli a mené un combat tactique contre Martinez Abelenda. Boukli a réussi à mettre la pression sur la judoka espagnole pour qu'elle encaisse deux shidos. Le match s'est terminé en Golden Score, où Boukli a marqué avec un osoto-gari au sol, assurant sa victoire et la médaille de bronze.

Le deuxième match pour la médaille de bronze opposait Abuzhakynova à la sensation suédoise Babulfath. Malgré l'expérience d'Abuzhakynova, la détermination et l'expertise de Babulfath en newaza (techniques au sol) se sont avérées décisives. Lorsque le match est passé au sol, Babulfath a appliqué un hold-down, ce qui lui a permis de remporter la victoire et de remporter une médaille de bronze. Babulfath, issue d'une vraie famille de lutteurs, a remporté la toute première médaille de judo pour la Suède. Même à 18 ans, c'est possible si on rêve grand.

La finale a vu Tsunoda, la championne en titre, affronter la championne du monde mongole Bavuudorj. La maîtrise de Tsunoda en matière de sutemi (techniques de sacrifice) a été pleinement démontrée lorsqu'elle a obtenu un waza-ari avec son tomoe-nage emblématique. Ce score lui a suffi pour remporter la médaille d'or, réaffirmant son statut de force dominante dans la catégorie des moins de 48 kg. La victoire de Tsunoda a non seulement préservé son titre, mais l'a également fait entrer dans le top 10 des plus anciennes championnes olympiques de l'histoire du judo.

La Japonaise Tsunoda a remporté la première médaille d'or de son pays dans la division féminine, créant ainsi un précédent motivant pour l'équipe japonaise. Cette victoire s'inscrit dans la continuité de l'héritage du judo japonais, après ses neuf médailles d'or sans précédent aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.