Le miracle de Diyora Keldiyorova a commencé avec sa grand-mère
Au deuxième jour de compétition du tournoi olympique de judo de Paris, l'événement a été marqué par des performances remarquables et une ambiance survoltée dans une salle comble. L'Ouzbékistanaise Diyora Keldiyorova, entraînée par Marko Spittka, a livré une performance exceptionnelle pour remporter le premier titre olympique de l'histoire du judo ouzbek, tant chez les femmes que chez les hommes. Cet exploit historique est en passe d'inspirer des générations de jeunes filles dans un pays qui n'avait jusqu'à récemment aucune tradition de judo féminin.
Keldiyorova, repensant à sa victoire, a déclaré : « Changer la vie des femmes en Ouzbékistan est ma mission. » Son parcours vers l’or olympique se construit depuis plusieurs années, avec une dynamique à son apogée après avoir atteint la finale mondiale à Abu Dhabi plus tôt cette année. À Paris, Keldiyorova a marqué l’histoire en battant en finale la championne en titre, la Japonaise Uta Abe, et la championne olympique dans la catégorie des -48 kg de Tokyo, la Kosovare Distria Krasniqi.
Le parcours de Keldiyorova vers le sommet a été marqué par sa résilience et sa détermination. Connue pour avoir remporté les tournois du Grand Chelem à Bakou et Almada plus tôt cette année, elle a constamment démontré ses prouesses tout au long de la saison. Son triomphe à Paris est l'aboutissement d'années de travail acharné et de dévouement.
Sa vie va sans doute changer après cette victoire, mais Keldiyorova garde les pieds sur terre, reconnaissant que sa grand-mère l'a encouragée à commencer le judo à l'âge de six ans. En repensant à son parcours, la date du 28 juillet 2024 restera dans les mémoires comme celle où elle a écrit son propre chapitre de l'histoire du judo. Malgré sa nouvelle renommée, la nature humble de Keldiyorova et le lien étroit qu'elle entretient avec ses animaux de compagnie, un chat et un husky sibérien, l'aideront à rester connectée à ses racines.
La deuxième journée du tournoi de judo à Paris a été un témoignage de l'excitation et de l'imprévisibilité du sport, la victoire de Keldiyorova servant de phare d'espoir et d'inspiration pour les femmes en Ouzbékistan et au-delà.
