Le judo français pleure René "Natch" Nazaret, 89 ans

Le judo français pleure René « Natch » Nazaret, 89 ans

Le judo français perd l’une de ses figures les plus respectées avec le décès de René « Natch » Nazaret, décédé dans la nuit du 25 au 26 juillet à l’âge de 89 ans. Né à Castelliri, en Italie, le 20 octobre 1936, Nazaret devient l’un des pionniers du judo dans la région lyonnaise et est ensuite promu huitième dan. Vénéré en tant que professeur et mentor, il a influencé des générations de judoka à travers sa philosophie selon laquelle « un professeur de judo a deux tâches : donner confiance aux enfants timides et calmer les enfants agités ».

Bien qu’il ait remporté le titre national français en 1960 sur le tatami, cet honneur lui a été retiré car il n’avait pas encore obtenu la nationalité française. La déception est restée avec lui pendant des décennies jusqu’à ce qu’il soit finalement honoré par la communauté française du judo lors d’un hommage spécial à Chassieu en 2021, une célébration émouvante à laquelle ont participé de nombreux anciens coéquipiers et amis, dont le champion olympique Angelo Parisi.

Même à la fin des années 80, Nazaret est resté profondément lié au judo malgré le déclin de sa santé et ses traitements de dialyse réguliers. Il a continué à partager ses connaissances, à discuter de technique et à suivre le sport avec beaucoup de passion, tout en déplorant le manque de couverture du judo à la télévision gratuite en dehors des Jeux Olympiques.

Connu dans tout le judo français simplement sous le nom de « Natch », il était admiré pour son humilité, sa sagesse et son dévouement de toute une vie à l’enseignement. Son influence s’étend bien au-delà de la compétition, laissant une marque durable sur d’innombrables athlètes et entraîneurs passés par la communauté du judo lyonnais.

On se souvient de René Nazaret non seulement comme un huitième dan distingué mais aussi comme l’un des grands ambassadeurs du judo français, dont les valeurs et la générosité incarnaient l’esprit du sport.

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Crédit photo, Anthony Diao