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Izhak Ashpiz a souligné son ascension remarquable dans la division -60 kg en remportant le Grand Chelem de Budapest, l’Israélien de 18 ans réalisant un contre spectaculaire contre le Français Enzo Jean pour départager une finale entre deux des jeunes combattants les plus intéressants de la catégorie.

Ashpiz avait déjà accumulé une expérience inhabituelle pour son âge avant d’arriver en Hongrie. Médaillé de bronze du monde cadet en 2023 et champion d’Europe cadet en 2024, il a fait la transition vers le judo international senior remarquablement rapidement, remportant le Grand Prix de Lima en 2025 avant d’ajouter les médailles de bronze du Grand Chelem et du Championnat d’Europe en 2026. Budapest a fourni un autre pas en avant, et cette fois il a converti sa progression en or du Grand Chelem.

Jean a suivi un parcours tout aussi rapide vers l’élite senior, même s’il possède encore à 22 ans plusieurs années d’expérience. Le Français a remporté sa première médaille de bronze en Grand Chelem à Paris en 2025 et a remporté plus tard cette saison le Grand Prix de Zagreb, des résultats qui ont fait de lui un autre prétendant sérieux dans une catégorie des moins de 60 kg en pleine mutation.

Ashpiz trouve le contre décisif

L’Israélien pensait avoir pris rapidement l’avantage en finale lorsqu’une attaque ashi-waza lui a initialement accordé yuko, mais le score a été supprimé après examen car l’impact n’avait pas été suffisant. Ashpiz n’a pas permis que la décision change la direction du match et a continué à faire pression, gagnant progressivement l’avantage tactique à mesure que Jean commençait à accumuler des pénalités.

Plutôt que de laisser la finale dériver vers une décision sur le shido, Ashpiz a finalement produit l’action dont le concours avait besoin. Lorsque Jean a attaqué, l’Israélien a parfaitement interprété le mouvement et a contré avec suffisamment de force pour envoyer son adversaire pour un ippon clair, complétant ainsi sa journée avec une finition catégorique.

« Je suis très heureux de remporter à nouveau un Grand Chelem. C’est un très bon sentiment et j’en veux plus », a déclaré Ashpiz par la suite, en visant immédiatement beaucoup plus haut. « Pour remporter la médaille d’or, il a fallu croire en moi, faire confiance à mon équipe et travailler en équipe. Ce que j’attends des Championnats du monde à Bakou, c’est d’être sur la plus haute marche du podium. Je m’entraînerai dur et nous verrons les résultats. »

Pour un athlète qui n’a que 18 ans, déclarer un titre mondial comme prochain objectif est ambitieux, mais ses résultats soutiennent de plus en plus cette confiance. Budapest a démontré non seulement sa capacité offensive mais aussi sa patience pour continuer à travailler après avoir vu un score renversé, avant de reconnaître l’opportunité de contrer lorsque Jean a fini par s’engager.

Starkel et Lesiuk remportent le bronze

Le Slovène David Starkel a refusé au public local une médaille chez les moins de 60 kg lors de la première épreuve de bronze, en battant le Hongrois Marton Andrasi grâce au ne-waza. Andrasi avait donné aux supporters hongrois des raisons d’espérer un podium dès la première journée, mais Starkel a contrôlé la transition au sol et a assuré la soumission pour remporter le bronze.

L’autre compétition pour les médailles s’est également décidée en ne-waza, l’Ukrainien Artem Lesiuk battant l’Azerbaïdjanais Murad Muradli. Lesiuk a établi l’immobilisation et a conservé le contrôle par ippon, lui offrant ainsi la deuxième médaille de bronze aux côtés de Starkel.

La journée appartenait néanmoins à Ashpiz, dont l’évolution de champion cadet à vainqueur du Grand Chelem s’est déroulée à une vitesse exceptionnelle. Budapest est une autre indication que l’Israélien n’est plus simplement un adolescent exceptionnel qui collectionne son expérience face à l’opposition de haut rang. A l’approche des Championnats du Monde de Bakou, il est devenu un véritable prétendant dans la division -60 kg.