Brillante victoire d’Arnaud Aregba lors de la 2e journée à Zagreb
La plus légère des deux catégories masculines de la deuxième journée à Zagreb offrait de l’incertitude depuis le premier « Hajime ! Du jour. Une catégorie imprévisible, notamment parce qu’elle comptait de nombreux nouveaux athlètes tout juste arrivés des rangs juniors. Ils sont venus avec faim et passion, désireux de faire leurs preuves sur la scène senior.
Anton Shuhalieiev (ESP) et Giovanni Esposito (ITA) sont montés sur le tatami avec des espoirs en or, mais pour le premier, ils ont été anéantis presque instantanément. Une mauvaise attaque seoi-otoshi a offert à Giovanni Esposito l’opportunité de contrer et il l’a fait parfaitement, lançant pour ippon avec un sumi-gaeshi fermement tenu. Seulement 15 secondes s’étaient écoulées depuis que l’arbitre avait appelé « Hajime ! Et Esposito était déjà champion de la catégorie.
La première finale de la journée, chez les -63 kg femmes, a été disputée par Angelika Szymanska (POL), médaillée d’argent mondiale 2024, et Gili Sharir (ISR), vainqueur du Grand Chelem de Paris 2023. C’est devenu très rapidement une bataille de shido, serrée, qui s’est finalement terminée en faveur de Sharir à peine 20 secondes après le début du golden score. Sharir a remporté l’or et Szymanska l’argent.
U70kg Clémence Eme (FRA) a réalisé une matinée spectaculaire. Elle a 28 ans et n’a aucun résultat sur le circuit mondial de judo mais possède une médaille mondiale junior et ne doit donc jamais être écartée, c’est une marque de possibilité future qu’elle a finalement réalisé à Zagreb.
En finale, Eme a affronté le célèbre concurrent japonais Shiho Tanaka, l’actuel champion du monde. Ce fut un combat serré, peut-être plus serré que prévu, il a fallu à Tanaka 6 minutes de temps de combat pour trouver le bon moment pour marquer. Elle avait essayé le ne-waza mais rien n’avait fonctionné et en tachi-waza les choses étaient égales. C’est un sasae-tsuri-komi-ashi deux minutes après la prolongation qui a valu à Yuko et Tanaka la médaille d’or.
La finale des moins de 81 kg a été un véritable choc des styles, le judo flamboyant et sauvage d’Arnaud Aregba (FRA) contre le travail réfléchi et la puissance de Bernd Fasching (AUT). Ce dernier, frustré par l’imprévisibilité d’Aregba Aho, a marqué dès le début et a ensuite continué à travailler des deux côtés, en utilisant un large éventail de techniques. Dangereux avec ses variantes uchi-mata, ko-uchi-gari et seoi-otoshi, Aregba ne s’est jamais arrêté une seconde mais c’est finalement un o-uchi-gaeshi qui l’a planté au sommet de Fasching, terminant par la prise. C’était une médaille d’or digne et divertissante.
