Akari Omori déjà en forme avec une troisième victoire en Grand Chelem
La finale opposait donc Akari Omori (JPN) à Sarah Léonie Cysique (FRA), un exact remake de la finale du Grand Chelem de Paris en février, qui a joué en faveur de la judoka française. Près de trois minutes se sont écoulées avant que les premières pénalités ne soient accordées, une à chaque athlète pour passivité, illustrant à quel point la compétition était équilibrée.
Cependant, dans une phase de transition qui semblait se diriger vers le ne-waza, Omori a profité d’un bref moment de détente de son adversaire pour la retourner et marquer un ippon indéniable. Il s’agit d’une autre médaille d’or pour le Japon lors d’une journée d’ouverture remarquable de la compétition.
Après la finale, Akari Omori a déclaré : « Même si je prends un moment pour savourer cette victoire à Oulan-Bator, je sais que j’ai encore des domaines sur lesquels travailler. La clé de mon succès aujourd’hui a été de réfléchir à ma performance lors d’une compétition au Japon la semaine dernière ; championnats du monde, je veux le remporter, remporter un autre titre et poursuivre sur cette lancée jusqu’aux championnats du monde pour viser l’or. »
Fraîchement remportée sa récente médaille européenne, Timna Nelson Levy (ISR) est arrivée à Oulan-Bator avec la confiance attendue de la tête de série numéro un. Une victoire convaincante en ouverture contre l’Italienne Veronica Toniolo lui a permis d’accéder à un quart de finale qu’elle a entamé avec assurance. Elle s’est toutefois heurtée à la détermination de Maysa Pardayeva (TKM), qui n’a laissé aucun doute, en lançant Nelson Levy en moins d’une minute d’un puissant ko-soto-gari pour ippon ; un chef-d’œuvre d’efficacité. Malheureusement pour Pardayeva, son impressionnant parcours a été stoppé par la Japonaise Akari Omori qui, suivant l’exemple donné par ses coéquipières tout au long de la journée, a poursuivi son chemin vers la finale.
La seconde moitié du tirage a offert une autre histoire passionnante avec la rivalité entre deux judokas françaises, Faiza Mokdar et Sarah Léonie Cysique. D’un côté se trouvait la génération montante représentée par Mokdar ; de l’autre, l’expérience et la maturité de Cysique. La bataille à distance a finalement joué en faveur de l’expérience, puisque Cysique a assuré sa place en finale sans avoir à affronter sa plus jeune compatriote, éliminée en quarts de finale.
Timna Nelson Levy (ISR) a encore eu l’occasion de sauver son tournoi en décrochant une médaille de bronze face à Seija Ballhaus (GER). Cependant, la compétition n’a pas été favorable au judoka israélien. Déjà menée au classement face à une Ballhaus déterminée, elle a finalement été contrainte de se soumettre à un étranglement, offrant ainsi la médaille de bronze à son adversaire allemande.
La France pourrait encore ajouter une autre médaille à son palmarès, avec Faiza Mokdar affrontant la surprise du jour, Maysa Pardayeva (TKM), dans la lutte pour la deuxième médaille de bronze. Pardayeva a fait le premier pas vers la victoire avec un surprenant o-uchi-gari bas qui lui a valu un yuko précoce. Même si Mokdar a accentué la pression et lancé des attaques répétées dans les phases finales, la judoka turkmène a résisté à tous les assauts pour conserver son avantage et décrocher une magnifique médaille de bronze.
